1955 - Un internat en Belgique. Laurent Matagne, 17 ans, croit discerner sous l'identité de son professeur de français surnommé "Vapeur", son père disparu lors d'un raid aérien pendant la guerre de 1940. Vapeur est excentrique, mystérieux, inquiétant, brillant, et il communique vite à Laurent sa passion pour la littérature, au point de susciter chez lui une vocation d'écrivain. Matagne et son ami Boulette décident de mener l'enquête. Alors qu'ils échafaudent un plan pour confondre Vapeur, Matagne s'attèle à son premier roman.Il y a plusieurs mois, en évoquant Les Belles Années de Mademoiselle Brodie, je pensais que le livre sur l'influence que peut avoir un professeur charismatique sur ses élèves restait encore à écrire. Le film, lui, est d'ores et déjà réalisé par Yves Hanchar, qui s'est appuyé sur sa propre histoire pour rédiger un scénario original, intrigant et bien écrit sur des thèmes extrêmement forts - parce qu'universels.
La reconstruction d'un pays après la guerre et le rôle de l'éducation dans cette reconstruction.
L'adolescence, l'amitié et la quête de la vérité.
En regardant ce film, le spectateur n'aura nulle difficulté à s'identifier au personnage de Matagne et aux adolescents présentés dans le film, qui ressemblent à tous les adolescents du monde et d'aujourd'hui. Laurent, après des relations d'abord conflictuelles avec Boulette, le cancre de la classe, nouera par la suite une belle amitié avec lui, et une association étroite pour découvrir la vérité au sujet de ce professeur qui les intrigue : qui est "Vapeur" ? Le père de Laurent ? Ou ne s'agit-il que d'un fantasme développé par les deux adolescents ?
La naissance de la vocation d'un écrivain.
Certains critiques grincheux n'auront pas manqué de rapprocher ce film du Cercle des poètes disparus, ou encore des Choristes, laissant par là entendre que le film d'Yves Hanchar pêcherait par manque d'originalité et par conservatisme : c'est opérer des rapprochements bien superficiels et passer complètement à côté de ce qui fait la singularité d'un film dont la réalisation, classique, sait s'effacer pour mieux mettre en valeur un récit qui nous touche, parce qu'il sonne juste. Les comédiens y sont pour beaucoup :
Les personnages sont riches et sensibles, le scénario très bien écrit, les répliques aussi ; l'intrigue est bien ficelée, le suspense est maintenu jusqu'au bout ; le cinéaste nous livre une histoire presque merveilleuse, un conte dans lequel un enfant solitaire et turbulent se cherche à travers un père absent. Un film de qualité comme on aimerait en voir un peu plus souvent.
Pour plus d'informations, le dossier de presse :
http://www.victoryproductions.be/DOSSIERSPRESSE/dp_ssrancune.pdf
Et un lien vers allociné :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137326.html